Les "802" arbres qui, à La Ciotat, cachent mal la forêt de béton de la majorité municipale sortante.

"A cinq mois des municipales, Patrick Boré voit vert". Sauf qu'après les élections, il voit plutôt... gris !

«Être dans le vent, c'est un peu avoir un destin de feuille morte», cette saillie savoureuse est prêtée à Jacques Chirac par son meilleur ami, Jean-Louis Debré, dans son livre : « Le monde selon Chirac » (Taillandier), non sans nous en rappeler une autre, plus connue, « plus c’est gros et mieux ça passe... »

Probablement que Monsieur Patrick Boré aura retenu quelques formules de l’ancien Président pour les faire siennes.

Voilà que le Maire sortant de La Ciotat, après trois mandats, défend dans le quotidien « La Provence » son « environnementalisme » chevronné. À cinq mois des prochaines élections municipales, Il « voit vert » nous affirme-t-on.

Cela pourrait prêter à sourire si le sujet n’était pas si grave. Ses arguments ne manquent pourtant pas d’être piqués par quelques hannetons sur les rares, très rares arbres plantés durant son dernier mandat : 802 en 5 ans ! Soit 160 par an... Une toute petite touche de vert dans la l’immense forêt de béton imposée. Combien d'arbres ont été sacrifiés dans des projets immobiliers ? Une vraie priorité politique donc...

Celui qui souhaite briguer un quatrième mandat, mais dont on comprend la fébrilité de sa majorité déliquescente où chaque jour égrène les défections, vient de comprendre que l’environnement sera un sujet majeur des échéances des 15 et 22 mars 2020.

À la fois c’est heureux, mieux vaut tard que jamais. Comme tous les raïs qui voient le pouvoir leur échapper, il accélère la mesure, sûrement inspiré par les propositions novatrices du mouvement citoyen « Les Ciotadens », 300 arbres seront plantés dès le mois prochain et ce, jusqu’à la veille du premier tour des municipales... Qui sera dupe de cette faible volte-face ?

Selon lui, les bâtiments de France, qui ont donné le feu vert pour la construction d'un "mastodonte" de béton à quelques encablures de la chapelle des Pénitents bleus, datant du XVIIe siècle et classée monument historique, "empêcheraient" la végétalisation du port, là aussi, il ne manque pas de culot ! Jamais les bétonnières n’auront autant tourné à La Ciotat depuis la Seconde Guerre mondiale !

Cela suffit ! Il est grand temps de reprendre notre destin en main.

Depuis plus d’un an, « Les Ciotadens », mouvement qui regroupe des personnes de bonne volonté, de tous horizons, vont à la rencontre de chaque citoyen.e. Ils élaborent une nouvelle manière de faire de la politique dont le seul objet, le seul objectif est de magnifier notre ville et de valoriser un meilleur vivre-ensemble. Plus vivable, plus oxygéné dans un développement doux plus acceptable pour toutes et tous.

Entre rencontres thématiques sur l’environnement, la revitalisation du noyau villageois et la préservation de notre provençalité, le commerce de proximité, l’arrêt de l’enlaidissement urbanistique... nous poursuivrons, dans les prochaines semaines notre inlassable réflexion sur notre avenir commun.

Bien des propositions émergent avec l’appui des experts les plus compétents.

Occasion de vous inviter à notre prochaine rencontre sur le thème : « Quel est le rôle du Conseil municipal ? », le jeudi 24 octobre à 19h00 à la Brasserie La Terrassa (avenue Émile Bodin).

Ensemble, nous allons changer la donne. Ensemble, nous allons reprendre le cours de l’histoire de La Ciotat.

C’est parce que nous croyons à l’intelligence collective, loin des coteries politiciennes en place depuis des lustres, que nous allons réussir.

Nous savons pouvoir compter sur vous !

Rejoignez le mouvement "Les Ciotadens" pour une ville plus verte, plus humaine, plus juste et préparons le changement qui s'impose à La Ciotat, en mars 2020 !