Coronavirus : "il faut un plan "Marschall" pour La Ciotat !"

Lionel Giusti se penche sur la sortie de la crise sanitaire qui aura forcément des répercussions sur les plus fragiles et sur la vitalité des acteurs économiques de La Ciotat 

Les esprits et les ressources étant accaparés par la gestion de la crise aiguë que nous traversons, il est compliqué de penser à «l’après», le lendemain de crise qui verrait l’horizon s’éclaircir. Ce travail est pourtant nécessaire, pour créer de l’espoir, orienter les efforts collectifs et préparer l’avenir.

Depuis le début du confinement et l’annulation du deuxième tour des élections municipales, Patrick Boré est désormais un « maire par prolongation ». Cette exception risque de durer jusqu’à la tenue d’un nouveau scrutin selon l’évolution de la pandémie… 

Par conséquent, il ne peut pas continuer d’administrer la ville tout seul ou par l’intermédiaire de son directeur de cabinet. La situation est inédite dans tous les sens du terme, la politique du maire de La Ciotat doit s’ouvrir aux autres. Elle doit mettre de côté les bassesses politiciennes qui ne font que diviser et qu’affaiblir La Ciotat. Face à l’épreuve que nous traversons tous, la cohésion doit être notre cheval de bataille.

C’est la raison pour laquelle, j’invite le maire de La Ciotat à créer une commission extra municipale à laquelle participeront l’ensemble des candidats du 1er tour des élections municipales. Face aux conséquences de l’épidémie de Covid 19, l’union solidaire fait la force et chaque citoyen est libre de formuler des propositions, car toute idée exprimée avec force, porte en elle-même un pouvoir de réalisation.

Ensemble, nous pourrons lancer une sorte de plan « Marschall municipal » afin de venir en aide aux habitants de La Ciotat qui se trouvent dans une difficulté sociale et/ou économique gravissime.

La banque centrale Européenne prévoit d’injecter des milliards d’euros, il va falloir sauter sur l’occasion pour demander des aides dans tous les domaines. Taper sans arrêt, aux portes du Département, de la Région, de l’Etat et de l’Europe. 

Nous devons envisager l’exonération des taxes et des redevances locales. Organiser la gratuité des transports en commun. Fixer le montant de la vignette du stationnement et le repas à la cantine à 1 euro symbolique. Négocier 2 heures gratuites pour le stationnement dans les parkings privés. Verser des subventions exceptionnelles à nos petits commerçants et à nos producteurs locaux si on veut préparer la sortie de cette crise qui aura forcément des répercussions sur la vitalité des acteurs économiques de notre ville. 

Le centre communal d’action sociale doit disposer durablement de moyens équivalents à l’ampleur de sa mission. Il va falloir relancer la vie associative locale avec un soutien municipal sans précédent. 

La crise sanitaire laissera inévitablement des plaies, suivra ensuite, une période compliquée, voire incertaine. Il appartient aux responsables politiques nationaux et locaux, d’être à la hauteur, d’anticiper l'arrêt de l’hémorragie qui s’annonce par des mesures exceptionnelles.

Mieux vaut guérir que périr… Au nom de la solidarité, la collectivité doit être en mesure d’offrir tout ce qu’elle peut. Alors, aidons et ouvrons ensemble les vannes de la renaissance ! 

 

Lionel GIUSTI

Président du mouvement citoyen « Les Ciotadens »

Ancien conseiller municipal de La Ciotat