Changement de maire : les Ciotadens avaient leur mot à dire !

Après deux mois de mandat, Patrick Boré a abandonné son fauteuil de maire pour celui de sénateur. Lionel Giusti a réclamé de nouvelles élections municipales afin de consulter les Ciotadens. 

Retrouvez ci-dessous, le discours de Lionel Giusti conseiller municipal (Les Ciotadens) prononcé à La Ciotat, le samedi 5 septembre 2020, lors de la séance du conseil municipal à la salle Paul Eluard.

 "Mes cher(ère)s collègues, mesdames et messieurs,

« La démocratie est le pire des régimes à l’exclusion de tous les autres » disait Winston Churchill.

Pourtant, les 62% d’abstention aux dernières élections municipales montrent qu’aujourd’hui, les Ciotadens sont coupés de leurs représentants, toutes tendances confondues. Le coronavirus n’excuse pas tout.

Ce signal doit nous inquiéter, nous devons éviter la surenchère à l’heure où une partie de la population réclame un référendum d’initiative citoyenne.

Car, si elle continue son ascension dangereuse, l’abstention nous conduira vers le totalitarisme ou le chaos.

Notre société n’évolue plus, elle dérive vers l’individualisme, l’incivilité et la violence. La tâche sera donc, particulièrement difficile pour le prochain maire de La Ciotat.

J’ai connu La Ciotat avec ses gardes champêtre, aujourd’hui nous avons une police municipale armée.

Non, nous ne pouvons pas nous comporter comme s’il ne se passait rien et continuer à faire de la politique politicienne comme à l’époque des 30 glorieuses. Nous devons faire face et changer nos comportements.

Un visage et un nom écrits en gros sur des affiches électorales, sur des bulletins de vote, des professions de foi… l’élection municipale fait partie des scrutins où la tête de liste est choisie d’une façon significative, pour être le chef de l’exécutif local. 

Le nier aujourd’hui, c’est faire preuve de mauvaise foi, tromper l’électeur et donner raison à celui qui ne vote pas ou qui ne vote plus.

Même notre ancien premier ministre a respecté cet engagement en quittant Matignon pour assumer son mandat de maire du Havre. 

Par conséquent, le « maire remplaçant » que vous vous apprêtez à imposer aux Ciotadens selon une méthode archaïque, légale certes, mais qui de nos jours semble être au mépris de toute moralité politique, sera de toute évidence, en souffrance de légitimité durant les six longues prochaines années.

Un maire ne se nomme pas, un maire ne s’improvise pas, un maire doit être avant tout approuvé par une consultation populaire. Voilà mon sentiment. 

C’est la raison pour laquelle, je vous propose aujourd’hui, au nom du groupe minoritaire « Ensemble pour La Ciotat », une démission collective et simultanée du conseil municipal. 

Cet acte citoyen et responsable permettra de provoquer prochainement, de nouvelles élections municipales à La Ciotat. 

Les Ciotadens pourront ainsi décider directement qui sera leur maire pendant 6 ans. Car je vous le rappelle : nous sommes au tout début du mandat.

J’attire votre attention sur le fait que cette proposition dépasse les clivages politiques puisqu’il s’agit avant tout, de favoriser l’intérêt général et de renforcer la démocratie.

Majorité, opposition nous en sortirons tous grandis vis-à-vis de nos concitoyens. 

Je vous remercie". 

Voir la vidéo, cliquer => ICI

 
 
Nous déplorons le rejet de cette proposition qui aurait renforcé la démocratie à La Ciotat.
 
Afin de se démarquer, le groupe "Ensemble pour La Ciotat" composé de Mireille Benedetti, Laura Baldanza, Denis Bunelier et Lionel Giusti n'a pas participé au scrutin organisé entre les élus... Face au mépris, à l'arrogance et aux insultes, ils ont quitté la salle.